santé des femmes
SPM et bases du cycle menstruel – Ce que chaque femme devrait savoir
La santé féminine occupe une place de plus en plus importante dans le secteur des nutraceutiques. Bien que des millions de femmes subissent chaque mois des changements physiques et émotionnels liés à leur cycle menstruel, on comprend encore mal ce qui se passe réellement au cours de chaque phase du cycle, et quels symptômes relèvent d’une physiologie normale et lesquels n’en relèvent pas (1,2).
Comprendre le cycle menstruel constitue la première étape vers l’amélioration de la santé des femmes. Au-delà des règles, le cycle est un processus biologique complexe régulé par l’axe hypothalamo-hypophyso-gonadique, dans lequel les fluctuations hormonales influencent de multiples fonctions dans l’ensemble de l’organisme, notamment l’humeur, le niveau d’énergie, l’appétit, le sommeil, voire les performances physiques et cognitives (1–5).
Les quatre phases du cycle menstruel
Bien que la durée du cycle puisse varier d’une femme à l’autre, un cycle menstruel type se divise généralement en quatre phases principales.
1. Phase menstruelle
Les règles marquent le début d’un nouveau cycle. Au cours de cette phase, la muqueuse utérine se détache à mesure que les taux d’œstrogènes et de progestérone diminuent. Certaines femmes peuvent ressentir de la fatigue, des douleurs abdominales ou une baisse d’énergie au cours de cette phase (1,2).
2. Phase folliculaire
Parallèlement aux règles, les follicules ovariens commencent à mûrir. Les taux d’œstrogènes augmentent progressivement, et de nombreuses femmes font état d’une amélioration de leur capacité de concentration, de leur motivation et de leur vitalité à mesure que cette phase avance (1–4).
3. Ovulation
Vers le milieu du cycle, l’ovule est libéré en réponse à un pic de l’hormone lutéinisante (LH). Cette phase s’accompagne généralement d’un taux élevé d’œstrogènes et, chez certaines femmes, d’une sensation accrue de bien-être et d’énergie (1,2).
4. Phase lutéale
Après l’ovulation, la production de progestérone augmente. En l’absence de fécondation, les taux hormonaux diminuent progressivement avant les prochaines règles. C’est au cours de cette phase que se manifestent la plupart des symptômes associés au syndrome prémenstruel (SPM) (1,2).
Qu'est-ce que le syndrome prémenstruel, exactement ?
Le syndrome prémenstruel (SPM) se définit par l’apparition récurrente de symptômes physiques, émotionnels et comportementaux au cours de la phase lutéale du cycle menstruel, qui s’atténuent ou disparaissent dès le début des règles. On estime qu’environ la moitié des femmes en âge de procréer présentent des symptômes prémenstruels à un degré ou à un autre, bien que leur gravité varie considérablement d’une personne à l’autre (5,6).
Les symptômes courants comprennent des ballonnements abdominaux, une sensibilité des seins, des maux de tête, de la fatigue, des variations d’appétit, de l’irritabilité, de l’anxiété, des troubles de l’humeur et des difficultés de concentration. Aujourd’hui, on ne considère plus que le syndrome prémenstruel (SPM) soit simplement dû à des taux hormonaux élevés ou bas, mais plutôt à une sensibilité accrue aux fluctuations hormonales normales qui se produisent tout au long du cycle menstruel. On pense que plusieurs voies neurobiologiques impliquant la sérotonine, le GABA et l’alloprégnanolone jouent un rôle dans ce processus (6,7).
Cette prise de conscience a profondément modifié la manière dont on aborde le syndrome prémenstruel. Plutôt que de chercher à réguler le cycle menstruel, les stratégies actuelles visent à renforcer la capacité de l’organisme à s’adapter aux changements physiologiques qui surviennent tout au long du mois.
Alimentation et mode de vie : les fondements du bien-être menstruel
Avant d’envisager toute intervention nutritionnelle, il est important de garder à l’esprit que des habitudes de vie saines restent la pierre angulaire du soutien à la santé menstruelle.
Plusieurs études ont suggéré qu’une alimentation riche en fruits, légumes, légumineuses, céréales complètes et aliments riches en calcium serait associée à une diminution de la gravité des symptômes prémenstruels. À l’inverse, une consommation élevée de sucres raffinés, d’alcool, de sel et d’aliments ultra-transformés pourrait contribuer à aggraver ces symptômes, bien que des recherches supplémentaires soient nécessaires avant de pouvoir formuler des recommandations définitives (5,8).
Une activité physique régulière semble également avoir des effets bénéfiques. Une méta-analyse d’essais cliniques a montré que l’exercice physique pouvait contribuer à réduire les symptômes physiques, psychologiques et comportementaux associés au syndrome prémenstruel, soulignant ainsi l’importance d’une approche globale alliant alimentation, activité physique et information sur le cycle menstruel (9).
De plus, le suivi du cycle menstruel à l’aide d’un agenda ou d’une application mobile peut aider à identifier des tendances et à distinguer les variations cycliques normales des symptômes nécessitant l’intervention d’un professionnel.
Ingrédients nutraceutiques d'intérêt pour la santé des femmes
Une fois les bases en matière de nutrition et de mode de vie posées, certains ingrédients peuvent venir compléter une stratégie visant à favoriser le bien-être des femmes.
Gattilier (Vitex agnus-castus)
Le gattilier est sans doute l’ingrédient botanique le plus étudié dans le cadre du syndrome prémenstruel. Plusieurs revues systématiques et méta-analyses ont démontré ses effets positifs sur des symptômes tels que l’irritabilité, la sensibilité des seins, la gêne générale et les sautes d’humeur. Bien que les protocoles d’étude et les préparations varient considérablement, le Vitex agnus-castus reste l’une des plantes dont l’efficacité dans le traitement des troubles prémenstruels est la mieux étayée (10,11).
SRI-81® Shatavari
La santé des femmes va bien au-delà du syndrome prémenstruel. Dans ce contexte, le shatavari (Asparagus racemosus) suscite un intérêt scientifique croissant en raison de son rôle potentiel dans le bien-être général des femmes. Traditionnellement utilisée en médecine ayurvédique, cette plante a fait l’objet d’études visant à évaluer ses effets potentiels sur l’équilibre hormonal, la qualité de vie et le bien-être émotionnel des femmes. Les extraits standardisés tels que le SRI-81® représentent une nouvelle génération d’ingrédients conçus pour accompagner les femmes à différentes étapes de leur vie, dans une perspective plus large et holistique (12,13).
Ginfort®
Le gingembre (Zingiber officinale) est un autre ingrédient ayant fait l’objet de nombreuses recherches dans le domaine de la santé féminine. Les données scientifiques disponibles associent principalement le gingembre au confort menstruel et au soulagement de la dysménorrhée primaire.
Plusieurs revues systématiques et méta-analyses suggèrent que la prise de compléments alimentaires à base de gingembre pourrait contribuer à réduire l’intensité des troubles menstruels par rapport à un placebo, ce qui en fait un ingrédient particulièrement intéressant pour les formulations destinées au bien-être féminin. De plus, les extraits standardisés tels que le Ginfort® offrent de nouvelles perspectives pour le développement de solutions fondées sur des données scientifiques qui répondent aux besoins actuels des consommatrices (14,15).
Conclusion
Notre compréhension de la santé des femmes ne cesse d’évoluer. Aujourd’hui, nous savons que la compréhension du cycle menstruel est tout aussi importante que la prise en charge des symptômes associés à ses différentes phases. Pour l’industrie nutraceutique, cela représente une opportunité de développer des solutions alliant éducation, connaissance du cycle, modes de vie sains et ingrédients scientifiquement validés. Dans ce contexte, des ingrédients tels que le Vitex agnus-castus, le SRI-81® Shatavari et le Ginfort® peuvent s’inscrire dans une stratégie globale visant à accompagner les femmes tout au long de leur cycle menstruel, en favorisant leur bien-être, leur connaissance du sujet et une meilleure qualité de vie.
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Références
- Itriyeva, K. (2022). The normal menstrual cycle. Current Problems in Pediatric and Adolescent Health Care, 52(5), 101183.
- Reed, B. G., & Carr, B. R. (2018). The Normal Menstrual Cycle and the Control of Ovulation. Endotext.
- McNulty, K. L., Elliott-Sale, K. J., Dolan, E., et al. (2020). The Effects of Menstrual Cycle Phase on Exercise Performance in Eumenorrheic Women: A Systematic Review and Meta-analysis. Sports Medicine, 50(10), 1813–1827.
- Elliott-Sale, K. J., Minahan, C. L., de Jonge, X. A. K. J., et al. (2021). Methodological Considerations for Studies in Sport and Exercise Science with Women as Participants. Sports Medicine, 51(5), 843–861.
- Robinson, J., Ferreira, A., Iacovou, M., & Kellow, N. J. (2025). Effect of nutritional interventions on the psychological symptoms of premenstrual syndrome in women of reproductive age: a systematic review of randomized controlled trials. Nutrition Reviews, 83(2), 280–306.
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- Sharma, P. V., & Bhatnagar, M. (2011). Asparagus racemosus (Shatavari): A versatile female tonic. International Journal of Pharmaceutical Sciences Review and Research, 8(1), 74–79.
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